La plupart des jeunes mamans choisissent la solution de l’allaitement pour leur enfant. En effet, le lait maternel est l’aliment le mieux adapté au nourrisson, puisqu’il évolue en même temps que lui, s’adapte en quantité et en qualité à ses pics de croissance, et l’aide à lutter contre les maladies grâce aux anticorps maternels.

  • Durée de l’allaitement

L’Organisation Mondiale de la Santé recommande un allaitement exclusif jusqu’à 6 mois, c’est-à-dire que le bébé ne sera nourri que de lait maternel, et qu’on ne commencera à introduire des aliments autres qu’à partir de l’âge de 6 mois. Cependant, si pour des raisons personnelles ou professionnelles l’allaitement au sein n’est pas possible sur une si longue période, sachez que même un allaitement de quelques mois ou quelques semaines vaut le coup d’être essayé, tant les bénéfices pour le bébé (et la maman) seront grands. Autrement, il faut opter pour des préparations infantiles adaptées, surtout pas de lait de vache ! A l’inverse, vous pouvez décider de poursuivre l’allaitement bien après les 6 mois, et ce jusqu’à ses 2 ans, voire même 3 ans.

C’est à partir du 6ème mois qu’on propose donc au bébé de diversifier son alimentation. Auparavant, la limite d’âge était fixée à 4 mois, c’est pourquoi on trouve encore des pédiatres qui proposent une diversification alimentaire un peu plus tôt. Pour vous donner une idée, voici un tableau pouvant vous guider dans la diversification alimentaire de votre bébé :

En orange, la consommation des aliments n’est pas recommandée. En jaune, la consommation est possible, et le vert représente la consommation permise, à l’âge idéal.

voir l’image

  • Allaitement et hygiène de vie

Pour en revenir à l’allaitement maternel, il faut savoir que certains comportements et certaines substances sont contre-indiquées durant cette période. Cela vient du fait que pour fabriquer le lait maternel, l’organisme de la maman filtre le sang et utilise les nutriments qui y sont présents pour fabriquer le lait. Cependant, certaines molécules non recommandées pour le bébé sont assez « petites » pour échapper à cette sélection filtrante et se retrouvent impliquées dans la fabrication du lait. C’est le cas pour :

- La nicotine : il est donc recommandé de ne pas fumer, comme lorsque vous étiez enceinte. Cependant, si vous fumez quand même, sachez qu’il faut attendre 2 heures après avoir fumé avant de nourrir votre bébé au sein.

- Les molécules médicamenteuses : cela ne veut pas dire que vous ne devez plus du tout vous soigner. Seulement, il faut demander conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre un médicament, et surtout ne pas faire d’automédication !

  • Allaitement et alimentation

- La caféine : un excès pourra entrainer chez le nouveau-né ce que l’on appelle l’hyperexcitabilité transitoire. Il est donc préférable de limiter sa consommation à tasses par jour.

- L’alcool : comme pendant la grossesse, l’alcool est bien entendu à éviter.

- Régime végétalien et véganisme : Ce régime n’est pas compatible avec l’état de grossesse et d’allaitement, car il s’avère très dangereux pour la mère et pour l’enfant. En effet, se priver de viandes, poissons, œufs, produits laitiers et autres sous-produits animaux provoque chez tous les deux des carences en vitamine B12, vitamine D, fer, iode et calcium. De plus, les protéines dont nous ne pouvons nous passer sont ici remplacées par des protéines d’origine végétale, qui sont hélas de moins bonnes qualités et moins bio-disponibles (c’est-à-dire moins facilement assimilable par notre organisme). D’habitude, ces protéines végétales déficientes en certains acides aminés essentiels (que notre corps ne peut synthétiser) sont associées à des produits laitiers, c’est pourquoi le régime végétarien ne pose en soi pas de problème d’équilibre alimentaire. Mais le régime végétalien en revanche ne le permet pas. Si vous êtes dans ce cas et que vous ne souhaitez pas changer de mode de vie (car le véganisme ne concerne pas que l’alimentation, c’est également une philosophie consistant à ne plus utiliser de produits d’origine animale comme par exemple le cuir et les fourrures, afin de minimiser les souffrances infligées aux animaux), il faut que vous consultiez un professionnel de la santé qui vous orientera et vous prescrira des compléments alimentaires.

  • Allaitement et maladies

Sachez que si vous tombez malade durant votre allaitement, il vous est possible de continuer à allaiter même en cas de rhume, grippe, fièvre ou gastro-entérite. De même une maladie chronique telle que le diabète ne constitue pas de contre-indication. En revanche, si vous souffrez d’une infection, il faut consulter un médecin ou un pharmacien.

Si votre bébé tombe malade, l’allaitement est pour lui un très bon remède ! En effet, en plus d’un contact rassurant, vous lui fournissez par le biais de votre lait les anticorps qui l’aideront à lutter contre la maladie. Il est donc préférable de continuer l’allaitement, même s’il s’agit d’une gastro-entérite.

  • Allaitement et activité physique

Dans un premier temps, il faut que vous entamiez une rééducation périnéale avec un kinésithérapeute ou une sage-femme. Ensuite, dans les 6 à 8 semaines suivant l’accouchement, il est tout à fait possible de reprendre une activité sportive normale, et l’allaitement n’est pas une contre-indication.

  • Allaitement et seconde grossesse

Il se peut que vous tombiez à nouveau enceinte pendant la période où vous allaitez. Sachez que les deux ne sont pas incompatibles. Il faut cependant savoir qu’à partir du 2ème trimestre de grossesse, vous allez de nouveau fabriquer du colostrum, c’est-à-dire le « premier lait ». Cela risque de modifier le goût de votre lait, et votre bébé pourrait alors abandonner le sein, mais ce n’est pas systématique. A la naissance du second bébé, un co-allaitement est également possible, si vous le désirez.

  • Allaitement au biberon

Vous pouvez être amenée, de manière ponctuelle ou définitivement, à devoir proposer le biberon à votre enfant. Cela ne veut pas dire pour autant que vous ne pouvez plus lui donner votre lait, car vous le savez aucun autre lait ne sera mieux adapté à votre bébé que celui que vous fabriquez. Il vous faudra alors extraire votre lait, de manière manuelle ou bien avec un tire-lait. Cependant, il faudra ensuite observer les règles d’hygiène suivantes :

-       Conservation :

–> 4 heures à température ambiante

–> 48 heures au réfrigérateur (T° < 4°C)

–> 4 mois au congélateur (T° < 18°C)

-       Réchauffage : au choix au bain-marie, chauffe biberon ou sous le robinet d’eau chaude, mais jamais au micro-ondes, car cela altère les qualités nutritives de votre lait. De plus, une fois réchauffé, le lait doit être consommé dans la demi-heure.

Toutes ces informations ont été inspirées de la brochure « Le guide de l’allaitement maternel », téléchargeable ici

Tarte à la tomate

La tarte à la tomate est une recette bien connue de tous, il est donc probable que vous ayez déjà la recette dans vos cahiers. Je vais tout de même vous livrer la façon que j’ai de la préparer (très simple !), et la manière de l’accompagner pour composer un repas diététique complet et équilibré.

  • Ingrédients


-       Une pâte brisée

-       2 ou 3 grosses tomates

-       Moutarde

-       Gruyère râpé

-       Huile d’olive

-       Olives noires

-       Anchois

-       Herbes de Provence

  • Préparation

Préchauffez le four à 200°C

Disposez au fond d’un plat à tarte allant au four la pâte brisée (coupez les morceaux de papier cuisson qui dépassent). Badigeonnez le fond de la pâte avec de la moutarde, puis tapissez de gruyère râpé par-dessus. Disposez ensuite les tomates coupées en tranches, puis arrosez d’un filet d’huile d’olive (attention à ne pas avoir la main trop lourde). Si vous le désirez, vous pouvez rajouter des olives noires et des anchois. Finissez par saupoudrer un peu d’herbes de Provence.

Enfournez 20 minutes.

  • Accompagner la Tarte à la tomate

Ce plat contient différents aliments appartenant aux Sept familles d’aliments de la pyramide alimentaire :

-       Féculents : Pâte brisée

-       Fruits et légumes : tomates

-       Matière grasse : huile d’olive

Il faut donc apporter dans le reste du repas les quatre familles restantes :

-       Viande, poisson ou œuf : Si vous avez mis des anchois, ceux-ci seront en trop petite quantité pour être considérés comme votre plat VPO

-       Produits laitiers : la tarte contient du gruyère, mais une part ne vous apportera pas suffisamment de fromage, il faudra donc un laitage

-       La boisson : de l’eau !

-       Les produits sucrés : bien entendu, cette catégorie n’est pas obligatoire, elle est uniquement là pour le plaisir, non pour l’équilibre. N’oubliez pas de modérer les quantités !

Pour constituer correctement ce repas je vous suggère donc (mais c’est à votre convenance bien entendu !) de commencer par une entrée de salade verte vinaigrette, puis un pavé de saumon  en papillote (voir la recette ici) accompagné d’une part de Tarte à la tomate, un fromage blanc et un dessert de votre choix.

Saumon en papillote

Ceci est une recette très simple, qui permet de varier de temps à autres du steak haché et du poulet, et propose du poisson qui change un peu du poisson pané surgelé bien pratique.

  • Ingrédients

-       Un pavé de saumon surgelé par personne

-       Jus de citron

-       Huile d’olive

-       Ciboulette

  • Préparation

Sortez les pavés de saumon la veille afin qu’ils dégèlent tranquillement au réfrigérateur.

Préchauffez votre four à 200°C.

Découpez un morceau de papier aluminium et disposez-le sur une plaque de cuisson ou bien dans un plat allant au four, et déposez votre pavé de saumon dessus. Formez la papillote sans la fermer complètement. Arrosez le saumon de jus de citron, et ajoutez un filet d’huile d’olive. Agrémentez de ciboulette puis fermez la papillote.

Enfournez 20 minutes.

  •  Accompagner le saumon

Ce plat fait partie de la famille des Viandes, Poisson, Œufs. (Cf. L’article sur les 7 familles d’aliments) il faut donc apporter les 6 autres familles d’aliment au repas pour que celui-ci soit complet et équilibré.

A titre d’exemple, on peut cuisiner un riz aux courgettes, puis terminer le repas par un morceau de fromage et un fruit de saison. Les matières grasses sont ici comprises dans les cuissons, et la boisson sera de préférence de l’eau. Il ne reste plus que la famille des produits sucrés, la seule catégorie facultative, dont on peut totalement se passer aux repas, mais que l’on conserve pour le plaisir, à condition d’être raisonnable sur les quantités !

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